Tu suces pour un Mars ?

Tu suces pour un Mars ?
On vit... comme des cons.On mange, on dort, on baise, on sort. Encore et encore. Et encore...
Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent : on mange autre chose, on dort mieux, ou moins bien, on baise quelqu'un d'autre, on sort ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. On continue, on se fixe des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. On se défonce à les réaliser. Soit on ne les réalise jamais et on est frustrés pour l'éternité, soit on y parvient et on se rends compte qu'on s'en fout. Et puis on crève. Et la boucle est bouclée. Quand on se rends compte de ça, on a singulièrement envie de boucler la boucle immédiatement, pour ne pas lutter en vain, pour déjouer la fatalité, pour sortir du piège. Mais on a peur. De l'inconnu. Du pire. Et puis qu'on le veuille ou non, on attends toujours quelque chose. Sinon, on presserait sur la détente, on avalerait la plaquette de médocs, on appuierait sur la lame de rasoir jusqu'à ce que le sang gicle...
On tente de se distraire, on fait la fête, on cherche l'amour, on croit le trouver, puis on retombe. De haut. On tente de jouer avec la vie pour se faire croire qu'on la maîtrise. On roule trop vite, on frôle l'accident. On prends trop de coke, on frôle l'overdose. Ca fait peur aux parents, des gènes de banquiers, de PDG, d'hommes d'affaires, qui dégénèrent à ce point-la, c'est quand même incroyable. Il y en a qui essaient de faire quelque chose, d'autres qui déclarent forfait. Il y en a qui ne sont jamais là, qui ne disent jamais rien, mais qui signent le chèque à la fin du mois. Et on les déteste, parce qu'ils donnent tant et si peu. Tant pour qu'on puisse se foutre en l'air et si peu de ce qui compte vraiment. Et on finit par ne plus savoir ce qui compte, justement. Les limites s'estompent. On est comme un électron libre. On a une carte de crédit à la place du cerveau, un aspirateur à la place du nez, et rien à la place du coeur, on va en boîte plus qu'on ne va en cours, on a plus de maisons qu'on n'a de vrais amis, et deux cents numéros dans notre répertoire qu'on appelle jamais. On est la jeunesse dorée. Et on n'a pas le droit de s'en plaindre, parce qu'il paraît qu'on a tout pour être heureux. Et on crève doucement dans nos appartements trop grands, des moulures à la place du ciel, répus, bourrés de coke et d'antidépresseurs, et le sourire aux lèvres..."

# Posté le dimanche 15 février 2009 11:18

Modifié le vendredi 28 août 2009 13:47

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A VOS VIES DE MERDE, DANS CE MONDE DE MERDE, QUI TIRE A SA FIN !
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# Posté le dimanche 12 juillet 2009 08:13

Aimer un être, c'est tout simplement reconnaître qu'il existe autant que vous.
Simone Weil.
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# Posté le dimanche 12 juillet 2009 08:17

"Kiss me, Flick your cigarette then kiss me, Kiss me where your eye won't meet me, Meet me where your mind won't kiss me, Flick your eyes and mine and then hit me, Hit me with your eyes so sweetly, Oh, you know you know you know that yes I love you I mean I'd love to get to know you"

# Posté le dimanche 12 juillet 2009 13:09

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INTO THE WILD
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# Posté le dimanche 26 juillet 2009 08:14